02 Juin 2026
Retour sur le 26 avril 2026
Il y a des endroits qu'on ne visite pas.
On y retourne.
La différence est dans les jambes, dans la façon dont le corps reconnaît avant les yeux.
Les parcelles ont changé de taille. Les haies ont disparu ou poussé selon une logique qui n'est plus la même. L'eau circule sous terre maintenant — on ne la voit plus, on voit seulement ce qu'elle fait pousser, et ce qu'elle laisse derrière elle quand les contenants se vident.
Les outils rouillent debout.
La terre s'ouvre, se referme, recommence.
Il y a un château d'eau que personne n'a démoli. Il est là comme une mémoire trop lourde à déplacer, dans une prairie qui a repris ses droits centimètre par centimètre.
Je suis passé à vélo.
J'ai regardé ce que le sol garde et ce qu'il avale.