Ça commence par une photo,
Ça commence par un écran,
Ça commence par une pression,
Ça commence par des messages,
Laissés sur des sons,
Ça se transforme sur le cloud .
On ne sait jamais comment ça commence, mais les seules choses à peu près certaines sont que l’hiver est suivi du printemps, que le bloc notes de l’iPhone délivre par kilogramme des écheveaux omnivores et que le disque dur ne peste pas d’avoir trop de mémoire.
Nous sommes des boucles et pas des lignes. Nous mélangeons les mots et les images comme nous ferions le fond des poches des voisins. Nous pensons à la chatte de la voisine.
Ce bol alimentaire d’un cyclope flashé par un IRM myope, cette revue de presse négligente des boursouflures médiatiques, ce journal de bord du vide rural et urbain, de nos traces et des déchets qu’on laisse à nos prochains, nous y pensons chaque matin. Nous le faisons télé-œuvrer / il est façonné pendant les heures ouvrées. Faut travailler plus, non ?
Comme le sang forme l’hématome (kesshu), les kesshu sont des collections d’images et de mots accumulés dans nos organes et sous nos peaux. Il n’y a aucune recherche de pureté, ni dans la prise de vue, ni dans l’application des règles de composition des haïkus.