CHAIR BLEUE




Work :

_ Bois noir 

_ Phantoming the way - théâtre d’apparitions
_ Respiration Cellulaire
_ Chez les Gens



Side project :

_ Kesshu

 (collaboration with @Sti)


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RESPIRATION CELLULAIRE

(2023 _ 2024)

(FR)


Sous l'éclat froid du flash, les végétaux dévoilent un mystère vibrant. La respiration cellulaire, ce mécanisme silencieux, se déroule dans l'ombre, loin des regards. Chaque feuille, chaque tige devient alors le théâtre d'une transformation intime. Libérées de la lumière du jour, les plantes absorbent l'oxygène, relâchent du CO₂, et dans ce cycle immuable, perpétuent la vie. La nuit est leur souffle, leur repos. Photographiées ainsi, elles capturent l’essence même de l'invisible : une pulsation secrète, figée dans la lumière brutale du flash.


La lumière du jour éclaire la vie végétale dans toute sa splendeur visible, mais c’est dans l’obscurité que les plantes révèlent leur respiration secrète. La nuit devient leur territoire, un moment intime où, à l'abri du regard humain, le cycle vital de la respiration cellulaire commence. Dans cet environnement sombre, la nature cesse d'être purement visuelle et devient une expérience sensorielle, presque tangible. Chaque prise de vue au flash capture cette transformation subtile, révélant ce que l'œil ne pourrait jamais saisir : le souffle invisible des plantes. 

La lumière dure et éphémère du flash éclaire l’invisible, transformant les végétaux en silhouettes fantomatiques où chaque détail caché devient une révélation. Cette confrontation entre l’obscurité naturelle et la lumière artificielle met en lumière la respiration cellulaire, imperceptible de jour, mais capturée par cet éclair soudain. Ce cycle vital qui anime les plantes devient palpable dans chaque photographie, où les feuilles et les tiges prennent vie, figées dans cette lumière qui les immortalise.

La respiration cellulaire, ce processus microscopique qui se déroule au cœur des cellules, est une danse secrète, une alchimie mystérieuse où les plantes absorbent l'oxygène et rejettent du dioxyde de carbone.
Photographier cet instant invisible sous l’éclat du flash, c'est dévoiler une chorégraphie subtile et constante entre la matière et la vie. Le flash devient un battement de cœur lumineux, un écho de ce processus fondamental, reliant l’organique à l’universel. Les plantes, figées dans la lumière brutale, témoignent de cette respiration, de ce cycle vital qui ne cesse jamais.

Ces images nocturnes, où la lumière artificielle éclaire la matière vivante, révèlent également la fragilité des cycles naturels. Elles nous rappellent que chaque respiration est un équilibre délicat, fragile, souvent menacé. Les photos capturent cette dualité, confrontant l’éphémère de la lumière humaine à la résilience de la nature. Dans un monde envahi par la pollution lumineuse, ces clichés nocturnes sont un hommage à ces écosystèmes qui continuent de respirer dans l’ombre. Le flash, tel un regard intrusif mais révélateur, éclaire ce que nous ne voyons plus ou ce que nous risquons d'oublier.

Chaque photographie devient ainsi une invitation à ressentir la vie dans son état le plus brut. Le flash capte cet instant suspendu où, dans l'obscurité, les plantes se révèlent sous une lumière inattendue, vibrante, et chargée d'émotion. Ce processus de respiration cellulaire devient une métaphore de la transformation continue de la vie : même dans l'obscurité, tout change, tout évolue. Les clichés, bien que figés dans le temps, portent en eux une énergie subtile qui transcende l’image et nous rappelle l’interconnexion fragile entre l’humain et la nature. Ces photographies nocturnes, éclairées par l'éclat éphémère du flash, nous invitent à contempler l’impermanence de la vie, tout en célébrant sa beauté secrète et mystérieuse.



(EN)


Under the cold glare of the flash, plants reveal a vibrant mystery. Cellular respiration, a silent mechanism, unfolds in the shadows, away from sight. Each leaf, each stem becomes the stage for an intimate transformation. Freed from the light of day, plants absorb oxygen, release CO₂, and in this unchanging cycle, perpetuate life. The night is their breath, their rest. Photographed in this way, they capture the very essence of the invisible: a secret pulse, frozen in the harsh light of the flash.

Daylight illuminates plant life in all its visible splendor, but it is in the darkness that plants reveal their secret respiration. The night becomes their territory, an intimate moment when, hidden from the human gaze, the vital cycle of cellular respiration begins. In this dark environment, nature ceases to be purely visual and becomes a sensory experience, almost tangible. Each flash photograph captures this subtle transformation, revealing what the eye could never grasp: the invisible breath of plants.

The hard and ephemeral light of the flash illuminates the invisible, transforming plants into ghostly silhouettes where every hidden detail becomes a revelation. This confrontation between natural darkness and artificial light highlights cellular respiration, imperceptible by day, but captured by this sudden flash. This vital cycle that animates plants becomes palpable in each photograph, where leaves and stems come to life, frozen in this light that immortalizes them.

Cellular respiration, a microscopic process occurring within cells, is a secret dance, a mysterious alchemy where plants absorb oxygen and release carbon dioxide. Photographing this invisible moment under the flash's glare reveals a subtle and constant choreography between matter and life. The flash becomes a luminous heartbeat, an echo of this fundamental process, linking the organic to the universal. Plants, frozen in the harsh light, bear witness to this respiration, this vital cycle that never ceases.

These nocturnal images, where artificial light illuminates living matter, also reveal the fragility of natural cycles. They remind us that each breath is a delicate balance, fragile, and often threatened. The photos capture this duality, contrasting the ephemeral nature of human light with nature's resilience. In a world invaded by light pollution, these nighttime shots pay homage to ecosystems that continue to breathe in the shadows. The flash, like an intrusive yet revealing gaze, illuminates what we no longer see or risk forgetting.

Each photograph thus becomes an invitation to feel life in its rawest state. The flash captures that suspended moment when, in the darkness, plants reveal themselves under an unexpected, vibrant, and emotionally charged light. This process of cellular respiration becomes a metaphor for the continuous transformation of life: even in darkness, everything changes, everything evolves. The images, though frozen in time, carry a subtle energy that transcends the image and reminds us of the fragile interconnection between humans and nature. These nocturnal photographs, illuminated by the ephemeral glare of the flash, invite us to contemplate the impermanence of life while celebrating its secret and mysterious beauty.